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Serge Thion

VÉRITÉ HISTORIQUE
OU
VÉRITÉ POLITIQUE?


 [164]

CHAPITRE Vl

DE LA NÉCESSITÉ DE L'AFFAIRE FAURISSON


L'affaire Faurisson, ou plutôt, pour lui donner sa véritable dimension, la question de savoir ce qui s'est véritablement passé pendant la guerre dans certains camps de concentration nazis, n'est pas le premier acte de cette tragi-comédie qu'est l'évolution de la représentation collective du monde concentrationnaire dans le public. En France, ce prologue a été écrit par Paul Rassinier avec le Mensonge d'Ulysse, et avec le Véritable Procès Eichmann ou les Vainqueurs incorrigibles et, surtout, le Drame des Juifs européens # où il dépiaute quelques-uns des principaux témoignages sur les chambres à gaz et où il pulvérise l'étude la plus solide des statistiques concernant le nombre des disparus dans les communautés juives d'Europe, celle de l'Américain Hilberg #. Le texte tardif et polémique de Georges Wellers, « La "solution finale" et la mythomanie néo-nazie # » n'y répond que très partiellement et reste étroitement prisonnier des conventions de lecture et d'interprétation des documents dont Rassinier montre précisément qu'elles ne vont pas de soi.

Rassinier a été violemment attaqué et réduit à se faire publier à l'extrême droite. Comme le disent ceux qui viennent de rééditer le Mensonge d'Ulysse, la Vieille Taupe : « Ceux qui reprochent à Paul Rassinier de s'être fait éditer par un éditeur d'extrême droite sont ceux qui eussent souhaité qu'il ne fût pas [165] publié du tout. » J'accorderai volontiers qu'on trouve dans ses écrits des outrances de langage et, parfois, des affirmations discutables. Mais discuter n'est pas rejeter ni vilipender. Il faudra bien, un jour, réhabiliter Rassinier.

Il a écrit trop tôt, semble-t-il. Faurisson, quinze ans plus tard, écrit-il aussi trop tôt ? L'horizon a quelque peu changé. Comme s'en plaignent quelques publications juives, on voit disparaître les « tabous psychologiques érigés autour des Juifs et du judaïsme ». L'auteur de cet article l'attribue à « l'effacement dans la mémoire collective du génocide nazi et la progressive dilution du sentiment de culpabilité nourri depuis lors par les non-Juifs. En un mot, le génocide ne paie plus et nos pauvres morts ne nous créent plus de droit moral sur un Occident qui fut six millions de fois justiciable d'un châtiment # ». C'est une vérité de La Palisse : au nom de quoi les générations d'après-guerre devraient-elles se sentir coupables d'attitudes et d'actions politiques qui ne sont pas les leurs ? qui même dans la plupart des cas sont à l'exact opposé ? Les crimes nazis appartiennent en propre aux hitlériens, à la rigueur à leurs complices, mais sûrement pas à ceux qui se sont montrés antifascistes et antiracistes.

Un autre élément de la dissolution progressive des tabous en question a certainement été l'attitude d'Israël face à la question palestinienne. Jusqu'à la guerre des Six Jours comprise, l'opinion française était imbue d'une sorte de sionisme de transfert : au crime d'Auschwitz correspondait une réparation de fait qui était l'existence d'un Israël mythiquement pacifiste et socialisant. Le surgissement de la question palestinienne, et surtout le refus catégorique et absolu des Israéliens, et avec eux des sionistes, d'envisager même de chercher une solution au déracinement massif de populations qu'ils avaient provoqué, a servi de révélateur : militarisme, intransigeance, bombardement des civils, représailles collectives, assassinats politiques #, ces attitudes agressives et cette « raideur de la nuque » ont imposé une autre image d'Israël qui n'est plus superposable sur celle de la réparation due aux Juifs en raison des torts que l'Europe hitlérienne leur a causés. L'opprimé devenu oppresseur, sic transit gloria.

[166]Tout cela mériterait bien sûr de plus amples développements. Je constate simplement qu'à la suite de l'effritement de certains tabous, un espace de discussion publique s'est ouvert après 1967 sur la politique israélienne et le sionisme ; autrement dit, les imputations injurieuses d'antisémitisme lancées contre les critiques du sionisme ne sont plus prises au sérieux, et n'empêchent pas le débat. On peut se demander, au vu des réactions soulevées par l'affaire Faurisson, s'il existe une chance de voir se créer de même un espace de discussion sur la réalité, le détail de l'ampleur et des modalités, des persécutions hitlériennes. Pour l'instant, tout est figé, en raison des efforts de ceux qui veulent embaumer des souvenirs, imposer le respect d'une image de l'histoire qui n'est pas particulièrement intelligible. Certains ne sont pas loin de croire que l'on assiste à la naissance d'une nouvelle religion, celle de l'holocauste, avec ses dogmes et ses desservants. Je suis pour ma part convaincu qu'il y a là un détournement, que c'est plutôt du côté de ceux qui cherchent à se poser des questions que se trouve la possibilité de retrouver et de maintenir le sens qu'avaient pour les victimes les souffrances que leur imposait la tyrannie. L'arsenal des célébrations, monuments et autres mémoriaux n'est qu'un travestissement du véritable souvenir.

La responsabilité des intellectuels de gauche est engagée. Le choix est très simple : ou l'on bétonne les positions acquises, on conforte une histoire établie en cautionnant toutes ses lacunes et ses scories, en attendant, comme dans le Désert des Tartares, l'arrivée des barbares ; ou l'on se donne une marge d'évaluation critique et l'on accepte l'idée qu'il y a de quoi, dans le passé proche, repenser des événements qui servent de fondation au monde actuel. Jusqu'à présent, les réactions sont dans l'ensemble négatives. Mon expérience en la matière se résume à peu près à ceci : lorsqu'on aborde cette question avec une vieille connaissance, la première réaction est un choc (c'est aussi ce qui m'est arrivé). Ensuite, après un temps d'explication qui est variable, on me concède qu'il peut y avoir un problème de savoir historique, qu'après tout il se pourrait que la question puisse se poser. Mais aussitôt joue le déplacement de la question : « Admettons que la question se pose, as-tu pensé aux conséquences ? Si c'est vrai, ça va conforter les néo-nazis, ça va reposer la question juive, ça va faire ceci, ça va faire cela » Autrement dit, l'importance de la vérité (dont on ne sait pas encore ce qu'elle sera, dans la mesure où l'on parviendrait à s'en approcher) est entièrement subordonnée à l'usage - polémique ou incantatoire - que l'on prévoit d'en faire ou que l'on redoute que d'autres en fassent.

C'est bien à cela que se réduit chez nos clercs la liberté de penser : une marchandise dont la valeur est strictement d'usage. Face aux affirmations qui me paraissent évidemment provocatrices de Faurisson, l'intelligentzia se hâte de bazarder ses propres principes. Les journaux, les revues, les éditeurs, et jusqu'aux imprimeurs, se récusent puisqu'ils en ont - qui le niera ? - la liberté. Je ne parle pas de la peur puisqu'ils rejettent tous l'idée qu'ils pourraient redouter d'entamer le débat. Par conséquent, grâce à la prodigieuse liberté dont nous jouissons, sous la protection vigilante de la gauche, nous avons le choix d'avoir recours à la bonne vieille méthode du samizdat.

Nous avons aussi la liberté de nous faire éditer par nos ennemis politiques, pourvus, dans l'imaginaire de la gauche, de fonds évidemment inépuisables. Souffrez que nous déclinions cette offre généreuse. Méditez un instant sur cette situation, et sur ses prolongements. Qui pourra en réchapper moralement intact ?


12 novembre 1979.





TABLE DES MATIÈRES



Première partie : Le comment du pourquoi
   I. - L'aspect historique
   II. - L'air du temps, le temps se couvre

Deuxième partie : Le dossier de l'affaire Faurisson
Chapitre premier : A-t-on lu Faurisson ?
Chapitre II : Ce qu'est l'affaire Faurisson
Chapitre III : L'éclatement de l'affaire
Chapitre IV : De la misère en milieu enseignant
   I. - La droite, la gauche
   II. - Plus loin, à gauche
   III. - La L. I. C. A., c'est quoi ?
Chapitre V Le révisionnisme à l'étranger
Chapitre VI : De la nécessité de l'affaire Faurisson

Documents
Document I : Interview de Robert Faurisson parue dans la revue Storia illustrata
Document II : Le Journal d'Anne Frank est-il authentique ? par Robert Faurisson
Annexes
Document III : Chambre à gaz du pénitencier de Baltimore
Document IV : Iconographie
Document V : Vérité historique, vérité humaine

Un texte capital
Conclusion provisoire des éditeurs
Orientation bibliographique
Index (des noms)


"Si j'étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C'est normal; nous avons pris leur pays. [...] Ils ne voient qu'une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ?"

- David Ben-Gourion, premier ministre israélien, cité par Nahum Goldmann dans "Le Paradoxe Juif", page 121.


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